Asymétrie mammaireChirurgie de l’asymétrie mammaire : harmoniser la forme des seins

L’asymétrie mammaire se définit comme une différence de volume, de forme, de positionnement entre les deux seins. Elle est extrêmement fréquente et ressentie essentiellement quand elle est importante, à l’origine de complexes et de soucis vestimentaires.

Origines de l’asymétrie mammaire

  • le volume mammaire : un des deux seins est plus gros que l’autre. Lorsqu’elle est peu importante, la patiente n’en prend conscience que sur constat du chirurgien. En cas d’augmentation mammaire, il est important d’en tenir compte car la différence sera plus visible une fois la poitrine augmentée. Lorsque la différence est plus flagrante, une réduction du sein le plus fort est nécessaire.
  • La forme des seins : un sein peut être plus tombant (ptose), plus rond alors que l’autre est en poire. Le geste chirurgical devra être adapté afin d’apporter la meilleure symétrie possible.
  • Les malformations thoraciques : elles peuvent toucher le sternum, les côtes basses osseuses sur lesquelles est posé le sein. Il convient d’informer la patiente que ce type d’asymétrie mammaire ne peut être corrigé.
  • Les aréoles : elles peuvent être de taille, de forme, de positionnement différent. Il convient de symétriser les aréoles lors de l’opération.

Les causes de l’asymétrie mammaire :

  • Dans la majorité des cas, aucune cause n’est retrouvée
  • Un traumatisme, ou une pathologie sont parfois à l’origine de l’asymétrie mammaire :accident, tumeur du sein, séquelles de brulure.
  • Origine congénitale, telle que les seins tubéreux, qui apparait à l’adolescence lors de la croissance glandulaire

Traitement de l’asymétrie mammaire

  • Lorsque la différence est peu marquée chez une patiente désirant une augmentation mammaire, la symétrisation sera assurée par la mise en place d’un implant mammaire plus fort sur le sein le plus petit.
  • Dans le cas ou un des deux seins est nettement plus volumineux, il est nécessaire de réduire le volume de la glande (plastie mammaire de réduction) sur le sein le plus fort.
  • Lorsqu’un sein tombe beaucoup plus que l’autre, la plastie mammaire sera adaptée. Par exemple : plastie périaréolaire simple du coté le moins tombant et cicatrice verticale ou en T inversé sur le sein le plus ptosé.
  • Quand une aréole est plus large que l’autre, son diamètre doit être diminué par une réduction intra ou périaréolaie (round bilock)

Les gestes visant à symétriser les seins sont multiples et doivent être adaptés à chaque patiente après un examen minutieux

Prise en charge :

La sécurité sociale et les mutuelles peuvent prendre en charge :

  • l’hypertrophie mammaire lorsque la réduction glandulaire est d’au moins 300 grammes sur un sein
  • les hypotrophies majeures (bonnet inférieur à A) devant faire l’objet d’une augmentation mammaire
  • la correction des malformations congénitales type seins tubéreux